Réflexions du fauteuil : les clauses orphelines, une autre écoeuranterie syndicale
11 03 2009Après le scandale financier à la FTQ-Construction, voici qu’un autre syndicat se retrouve dans l’eau chaude. Il s’agit du syndicat des pompiers de Laval qui vient d’être condamné avec la municipalité pour discrimination par le Tribunal des droits de la personne. Ils devront payer conjointement 675,000 $ à 38 jeunes pompiers qui ont été lésés par les clauses orphelines de leur convention collective depuis 2001.
Rappelons que les clauses orphelines se sont répandu dans les années 90 particulièrement dans les municipalités quand elles ont dû couper 6 % leurs coups de main-d’œuvre. Les syndicats qui se sont fait imposer la mesure par la loi 414 ont inventé cette astuce pour protéger les acquis de leurs membres les plus âgés. C’est ainsi que les travailleurs ayant le moins d’années de service, en majorité les plus jeunes, ont été sacrifiés. Ils ont obtenu à l’embauche des salaires moins élevés que leurs prédécesseurs et leur progression salariale a été ralentie par l’augmentation du nombre des échelons ou le rétrécissement des écarts.
Il faut d’abord féliciter la dizaine de pompiers recrus qui ont refusé d’accepter l’inacceptable pour porter plainte. Combien de jeunes travailleurs ont avalé de travers cette discrimination sans se défendre? La grande majorité s’est faite écrasée par les votes massifs des leurs ainés en faveur de la mesure dans des assemblées syndicales. Dans ce cas-ci, ils l’ont appuyé à 96 %.
Au lieu de faire amende honorable, l’Association des pompiers de Laval rejette toute responsabilité et refuse de partager le paiement de la compensation avec la ville. Il y aura une assemblée la semaine prochaine pour faire des propositions aux membres et élaborer une stratégie pour contrer le jugement. Considérant les sommes en jeu, soit plus de 17,000 $ pour chacun des jeunes concernés, je ne serais pas étonné qu’ils soient ostracisés par leurs confrères si ce n’est déjà fait. De son côté, la ville complice a l’intention de porter le jugement en appel.
L’Organisme Force jeunesse qui défend les conditions de travail des jeunes se réjouit du jugement, mais craint un retour en force de clauses orphelines en faveur de la crise économique. J’espère que le jugement du Tribunal des droits de la personne va ralentir les ardeurs des syndicats et les prévenir de traiter de manière honteuse les jeunes membres qu’ils ont le devoir de protéger sans discrimination.
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Publié par : jacqueso à 12:45:48Permalien
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